
Il y a du Marguerite Duras dans ce récit, des phrases courtes et percutantes, descriptives, la vie brute.
La narratrice est installée depuis peu à La Hague, sorte de bout du monde face à l’océan atlantique, des landes perdues et un petit village de pêcheurs où tout le monde se connaît depuis des générations. Elle loge à la Griffue, une maison modeste en bord de mer avec un artiste sculpteur et sa petite sœur Morgane. Dès le début nous comprenons qu’elle vit un deuil, la perte de l’amour de sa vie qu’elle voudrait enterrer avec sa vie de femme, ici, au bord de falaises abruptes au sein d’un milieu hostile. Elle fera malgré tout une rencontre, celle de Lambert, cet homme mystérieux venu enquêter sur la mort en mer de ses parents et de son petit frère survenue il y a maintenant quarante ans. Taiseux par nature, les habitants du village ne l’aideront pas dans ses recherches. Mais il y a Théo, ce grand-père isolé ancien gardien du phare, et Florelle, que ce dernier a aimée toute sa vie tout en restant marié à une autre. Eux savent des choses que les autres ignorent.
Lire la suite « Les déferlantes de Claudie Gallay »









Vous devez être connecté pour poster un commentaire.