Et entendre ton rire – L’avis des lecteurs

Nous retrouvons dans cette suite Clémence et Mathieu partis en mission humanitaire en Afrique et Paul et Julia qui se reconstruisent doucement après la fausse-couche de Julia et sa dépression qui ont mis son couple en péril. Clémence et Mathieu découvrent le Burkina Faso, tombent sous le charme de leurs habitants, s’épanouissent dans leur couple, dans leur travail au sein de l’association humanitaire, mais sont également confrontés à la dure réalité des attentats djihadistes, de la misère, du manque d’hygiène, de moyens. Clémence va découvrir les joies de la maternité en s’occupant d’un bébé qui vient de perdre sa mère. On découvre l’amour maternel de cette jeune femme qui a toujours eu peur de s’attacher. Dans le Sud de le France, Paul et Julia se reconstruisent doucement, réapprennent à vivre ensemble, pansent leurs blessures. Julia a quitté son poste à l’hôpital et le couple est maintenant famille d’accueil. Ils accueillent d’ailleurs leur première enfant, Alice, une petite fille maltraitée, âgée de 7 ans. Elle ne parle pas, est repliée sur elle-même, il va falloir l’apprivoiser, pendre le temps. Ce second tome m’a beaucoup touchée pour de nombreuses raisons. Je suis éducatrice et ayant travaillé en maison d’enfants, je connais les difficultés liées à la maltraitance et tout ce qu’a pu évoquer l’auteur m’a fait écho. La petite Alice est comme beaucoup de ces enfants maltraités : elle est ballottée, ne comprend pas ce qu’on attend d’elle. Ne pas parler est l’un des phénomènes que l’on rencontre chez ces enfants en mal d’amour, une façon de se protéger. Cette petite fille est très attachante et sa présence auprès de Julia et Paul redonne un équilibre à ce couple meurtri. La découverte du Burkina Faso et des coutumes m’a beaucoup intéressée, j’ai toujours rêvé de partir en mission humanitaire et l’auteur décrit magnifiquement le quotidien de ces expatriés, les paysages, les croyances également. On se rend compte de la violence dans ce pays, notamment dirigée contre les ressortissants étrangers. L’auteur semble s’être beaucoup documentée pour écrire son livre. Comme dans le premier tome, Victoire Sentenac s’appuie beaucoup sur les émotions, elle a une écriture fluide, pleine de sensibilité. J’ai apprécié les références au roman du Petit Prince de Saint-Exupéry qui apportent un peu de poésie et de réflexion au texte. En conclusion, un second tome dans la continuité du premier, aussi fort en émotion. Je le recommande vivement, la plume de l’auteur est agréable, le sujet passionnant. Chronique publiée le 13 avril 2019 par Aurore sur son blog « Aurore des bulles et des couleurs »

Je vous avais déjà présenté “A faire voler nos âmes” de la même auteure. “Et entendre ton rire” en est la suite. J’étais ravie de pouvoir retrouver les personnages auxquels je m’étais attachée dans le roman précédent ! J’ai été très heureuse de retrouver une Julia plus sereine, qui semble avoir repris goût à la vie, son quotidien et sa vie de couple apaisés. On les suit dans leurs premiers pas d’assistants familiaux (famille d’accueil), avec l’accueil de la petite Alice, fillette de 7 ans, mutique, à l’enfance blessée. Cette dernière, malgré la douleur, se retrouve dans un foyer bienveillant et aimant, où la patience et l’écoute ont une place de choix.
Cependant, si dans le premier roman, j’avais été particulièrement touchée par l’histoire de Julia… dans ce livre-ci, c’est Clémence, son ancienne collègue, devenue son amie, qui a retenu toute mon attention. J’ai été émue et touchée par l’évolution et la renaissance de la jeune femme. Elle a trouvé l’amour, en la personne de Mathieu, dont on découvre d’ailleurs de belles qualités humaines, malgré son passé récent plutôt houleux. Cependant, la mission humanitaire qu’elle partage avec lui va lui ouvrir les portes d’un autre amour, inattendu : l’amour maternel. Alors qu’elle a cherché celui de sa mère toute son enfance, blindant son coeur, dans ce pays où elle se sent chez elle, elle va se laisser aller à cette forme d’amour si particulière, qui l’a prise par surprise. Elle semble aussi avoir trouvé, en Afrique, la voie vers une certaine sérénité. Malgré des personnages blessés, c’est un roman résolument positif ! Un joli feel good qui se lit facilement et dont les personnages sont attachants. L’écriture est agréable et fluide. J’ai vraiment pris plaisir à lire ce deuxième livre et je remercie chaudement l’auteure de m’avoir fait confiance. Chronique publiée le 4 avril 2019 par Maud ALVES FEIRRERA sur son blog « Les tribulations d’une maman mammouth »