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Désenchantées de Marie Vareille

Un régal ! Les livres de Marie Vareille sont pêchus, faciles à lire sans être feel-good, en un mot addictifs 😉

La disparition de Sarah Leroy, une ado de quinze ans, avait fait la une des journaux il y a vingt ans. Tout le monde y allait alors de son pronostic pour trouver le meurtrier, depuis l’ex-meilleure amie jalouse jusqu’au demi-frère instable, sans compter l’entourage plus ou moins toxique de la jeune fille… mais finalement personne n’était vraiment sûr de rien, d’autant plus que le présumé coupable incarcéré depuis n’a jamais cessé de clamer son innocence durant toutes ces années écoulées.

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Dîner à Montréal de Philippe Besson

Quel plaisir de retrouver la plume si fine de Philippe Besson. Son analyse du sentiment amoureux, de la perte d’un être aimé et de retrouvailles inattendues, des années plus tard, sonne si juste.

Ce roman très intimiste est le dernier d’un triptyque dont j’avais lu le premier « Arrête avec tes mensonges » ; je découvrais alors cet auteur et l’avais immédiatement adoré. Je n’ai pas lu le 2ème mais ce n’est pas indispensable pour saisir les enjeux du récit.

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Entre toutes les mères de Ashley Audrain

Ce fût une lecture aussi difficile qu’addictive, autour du thème de la maternité dans ce qu’elle peut avoir de plus dérangeant, poignant, déchirant.

Blythe est la fille de Cécilia, petite-fille d’Etta et maman de Violet. Etta était une mère dépressive et dérangée, Cécilia une mère démissionnaire, et au milieu du désastre, Blythe fait ce qu’elle peut avec Violet. Mais dès sa naissance Blythe sent que sa fille la rejette, lui trouve un comportement étrange, ou bien est-ce cette dernière qui absorbe la difficulté de sa mère à en être une et reporte alors toute son affection sur son père ? Difficile de démêler l’origine de leur relation si ambigüe, surtout lorsqu’un drame épouvantable vient frapper cette famille aux fondations déjà bien fragiles.

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Journal de bord 2022

Partons vivre en Théorie – L’avis des lecteurs

Un équilibre parfait de tendresse, d’humanité, un regard magnifique sur la vie. Publié le 3 septembre 2022 sur Kobo par Barbier Blanche.

Magnifique écriture, belle histoire. Une histoire poignante triste et en même temps pleine de positivité face aux aléas que le destin peut nous réserver dans une vie. Publié le 25 août 2022 sur Kobo par Schommer Marie-Claire.

Un livre qu’on n’a pas envie de lâcher, facile à lire et racontée par un homme qui nous parle à nous les lecteurs… on s’attache aux personnages, même si on peut difficilement imaginer vivre comme eux… mais la vie est ainsi faite. J’ai vraiment adoré et je recommande cette lecture. Publié le 21 août 2022 sur Kobo par Didine.

Un très beau récit sur la filiation et les tribus reinventées … La résilience et la vie par dessus tout… Publié le 20 août 2022 sur Kobo par Manuelle.

Une belle histoire très intéressante, très émouvante. J’ai beaucoup aimé. Publié le 20 août 2022 sur Kobo par Laurence.

Belles histoires humaines, j’ai aimé comment sont entremêlées ces vies, la justesse du ton, les personnalités et leurs côtés complexes et touchants. Jolie plume. Publié le 20 juillet 2022 sur Kobo par Chris.

Une belle histoire d’amour et de toute une communauté d’amis. Publié le 22 avril 2022 sur Kobo par Micheline.

Magnifique livre. Bouleversée par cette histoire, tout est si authentique, vrai, hyper émouvant sans trop en faire bref j’ai adoré. Publié le 10 avril 2022 sur Kobo par Méline D.

Oubliez le joli rêve d’aller vivre en Théorie, là où aucun malheur ne surviendrait jamais ! Ce joli paradis n’existe pas et pour cause, et puis la vie, la vraie, nous fait tomber parfois, nous fait mal à en crever même, mais justement face à ces épreuves, l’essentiel n’est il pas de se relever comme on peut ? Même bancal, même tordu, qu’importe !!!

Je vous préviens tout de suite, Victoire Sentenac ne vient pas nous servir un joli monde édulcoré. Elle ne vient pas non plus nous servir des injonctions de petits et grands bonheurs à saisir à tout prix, mais nous confronte avec son regard empreint d’humanité et d’intelligence du cœur à la colère légitime que l’on ressent lorsque le monde bascule et que le sort s’acharne !

Confrontée quotidiennement à la douleur, la maladie de ses jeunes patients, au deuil, et à l’accompagnement des familles, Victoire libère ses émotions et crie sa rage en cherchant à donner du sens à la vie de ses personnages cabossés, qui ont su se réinventer, déterrer de vieux secrets, se relever et saisir les mains tendues. Comme elle, je préfère la vie et ses aspérités, ses orages à traverser à une vie lisse, ancrée dans un quotidien souvent confortable mais finalement abscons et dénuée de saveurs…

Ne parlez pas à Alex, le narrateur, de courage et d’admiration pour ce qu’ils ont traversé, sa merveilleuse Emma et lui, il vous répondrait tout comme moi qu’ils n’ont pas eu le choix et qu’entre se laisser abattre dans une résignation passive ou se battre inutilement contre ce qui était inéluctable, ils ont préféré la paix, le savoir-être, le savoir-aimer !

Dans cette merveilleuse histoire, vous rencontrerez également Victor et son bon pain chaud et croustillant, l’ami sur qui on peut toujours compter, Sabrina la tante devenue « mère-veilleuse » dans l’ombre pour Alex, les deux vieilles biques Mireille et Rosalie qu’il suffisait d’apprivoiser tout comme John, le vieil écossais alcoolique et colérique, Gary le labrador fidèle et espiègle sans qui Alex et Emma ne se seraient pas rencontrés.

Leur luciole, la petite Agathe, vous expliquera aussi combien cette petite communauté s’est soudée, inventée, soutenue et reconnue pour former leur nouveau socle, unique et inébranlable.

Un parfait équilibre entre noirceur et lumière sans jamais tomber dans le pathos, le mièvre ou l’excès, je ne vous cache pas que ce livre m’a bouleversée. J’ai versé des larmes à plusieurs reprises et je pleure encore aujourd’hui en vous en parlant, en vous les confiant, de devoir les quitter, même si je sais que je ne les oublierai jamais mais aussi parce que leurs histoires font inévitablement écho en moi et en chacun de nos parcours, sans miracle évidemment…

Qu’attendez- vous pour vous approcher et écouter attentivement ce que Alex a à vous dire ?!

Victoire Sentenac s’affirme plus que jamais à travers ce roman, mariant sa sensibilité extraordinaire à sa plume percutante, authentique et émotionnelle, dans un souci de recherche d’humanité, de sens et d’harmonie. Partons vivre en Théorie est le meilleur à ce jour pour moi de son répertoire, et pourtant j’ai adoré chacun, et ….l’une de mes plus belles lectures de cette année ! À lire absolument, un direct en plein cœur✨️🙏❤️❤️❤️. Publié le 14 juin 2022 sur Facebook par Marie Desmons.

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Un mariage américain

Célestial et Roy sont jeunes mariés, noirs, et vivent dans un État du Sud des États-Unis.

L’histoire est contemporaine mais on pourrait croire qu’elle se passe dans les années cinquante, tant la force du racisme et une forme d’injustice primaire, liée à la naissance, y sont encore présents.

Malgré son départ dans la vie plutôt réussi, des études supérieures, un métier dans lequel il commence à percer et une femme qu’il aime profondément, Roy a la malchance de se trouver une nuit au mauvais endroit au mauvais moment. Accusé à tort de viol par une femme blanche, il prend douze ans d’incarcération, à partir desquels sa vie devient un long cauchemar.

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Anatomie d’un mariage de Virginia Reeves

Fascinant. Il s’agit de l’histoire dramatique d’un couple dans les années 70 aux Etats-Unis, qui affronte des difficultés à la fois universelles et singulières.

Edmund Malinowski est un jeune psychiatre comportementaliste dans un établissement paumé du Montana, dont il devient le directeur. Cadeau empoisonné car son travail prend désormais tant de place dans sa vie qu’il n’en accorde plus assez à sa femme Laura, artiste peintre méconnue qui tente en vain d’attirer son attention. Ed sait pourtant l’écouter et lui donne l’impression de se livrer mais en réalité il ne renvoie que ce que son interlocuteur projette sur lui sans rien rendre en retour, déformation professionnelle oblige.

Aussi, lorsque tous les soirs ou presque, il parle à sa femme des progrès extraordinaires et de la personnalité hors normes de Pénélope, sa petite protégée de seize ans qu’il rêve de sortir de cet établissement pour personnes handicapées alors qu’elle est haut potentiel mais épileptique, Laura craque. Elle découvre que Pénélope est plus que ravissante et sent que son mari dérape. Sa jalousie l’emportera même sur la naissance de leur bébé, que Ed manque parce qu’il est au chevet de Pen après une énième crise.

À partir de là, tout s’enchaîne vertigineusement et le roman prend une tournure à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Difficile d’en parler sans révéler l’intrigue, aussi je me contenterais de dire qu’au-delà du couple, de la jalousie et du divorce, ce livre aborde et approfondit le thème de la psychiatrie et du handicap, dont la prise en charge il y a cinquante ans était pour le moins aléatoire, ainsi que la puissance du lien qui peut unir deux personnes malgré leurs incompatibilités, notamment lorsque les rapports de force s’inversent.

Une lecture à la fois douce et déchirante, sans faux-semblants.

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Et la vie reprit son cours de Catherine Bardon

Troisième tome de cette magnifique série « Les déracinés », où l’on retrouve avec plaisir les personnages de cette famille au destin hors normes, notamment la deuxième génération dans les années 70.

Après ses années américaines, Ruth revient à Sosua en République dominicaine, où elle a passé toute son enfance. Elle retrouve avec émotion la beauté de son île aux plages paradisiaques et à l’histoire compliquée ; d’autant plus qu’elle ne revient pas seule. Sa petite fille Gaya n’a que deux ans mais déjà un caractère bien trempé ; comme son papa, grand amour perdu de Ruth, qui est décédé avant sa naissance.

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Double morale de Gaëlle Magnier

Une écriture classique et fluide, très agréable à lire, et de belles références historiques et littéraires.

Nous voilà à Londres à la fin du 19ème siècle, en pleine période victorienne durant laquelle les aristocrates anglais attachaient un prix démesuré à l’étiquette et aux conventions sociales. À cette époque-là, on avait le droit de sortir du rang et d’avoir des mœurs « légères » à condition de le cacher soigneusement. La double vie était tolérée uniquement si l’on accomplissait d’abord toutes ses obligations sociales et que personne n’en soit officiellement au courant.

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La bibliothécaire d’Auschwitz de Antonio G. Iturbe

Lecture difficile et poignante, mais toujours nécessaire…

À mi-chemin entre roman et témoignage, tant il est soigneusement documenté, ce récit bouleversant relate l’histoire vraie de Dita, jeune fille de quatorze ans plongée dans l’horreur de la guerre et des persécutions, enfermée avec ses parents à Auschwitz en 1943. Le déclin a commencé insidieusement, lorsque de leur bel appartement au cœur de Prague ils ont dû migrer vers un quartier périphérique, puis vers le ghetto de Terezin, avant d’atterrir dans cet ignoble camp de la mort où ils découvrent les horreurs nazies.

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La papeterie Tsubaki de Ogawa Ito

Un voyage dépaysant, enivrant de douceur et de poésie, un peu comme une transe mélancolique qui vous emporte vers un ailleurs tranquille, sans même que vous vous en rendiez compte… Voilà la promesse de ce livre délicat, tout autant que l’art de la calligraphie japonaise qu’il sublime.

Hatoko est une jeune femme aux racines douloureuses, élevée par une grand-mère sévère. À la mort de cette dernière, elle revient vivre à Kamakura, petite ville proche de Tokyo, dans la maison traditionnelle de l’Aînée, ainsi qu’elle l’appelle, et reprend sa papeterie ainsi que son activité d’écrivain public.

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