
Delphine de Vigan m’avait déjà habituée à lire en apnée, avec Rien ne s’oppose à la nuit notamment. C’est encore le cas pour Les loyautés, qui descend au fin fond de la souffrance des enfants face à la défaillance des adultes, l’impuissance des uns faisant miroir aux manquements des autres.
Théo a 12 ans et il boit de l’alcool en cachette. Pas pour le plaisir de transgresser les règles, ni pour celui de provoquer ses parents, et pas non plus pour s’amuser. Il boit pour oublier, déjà. Il tente de rejoindre un monde calme où n’existeraient ni la souffrance de sa mère ni la déchéance de son père, séparés depuis quelques années.
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