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Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin, Albin Michel

Résultat de recherche d'images pour "les oubliés du dimanche"Gros coup de cœur ! Ce roman m’a bouleversée, une montée en puissance rare qui prend aux tripes et vous coupe le souffle sur les dernières pages…

Au départ j’ai acheté ce livre uniquement parce que j’avais adoré Changer l’eau des fleurs de la même auteure, avec la crainte de ne pas retrouver cet univers familier qui m’avait séduite, mais rapidement l’envoûtement a fonctionné à nouveau, grâce notamment à un scénario riche, des personnages hauts en couleur et une trame foisonnante. Tout comme dans Changer l’eau des fleurs, on ne s’y perd pas, au contraire même on s’attache à tout ce petit monde, aux rituels, aux habitudes, aux détails de la vie quotidienne qui donnent du relief aux grands rebondissements des destinées individuelles.

Valérie Perrin a réellement un don pour raconter les histoires, de vraies histoires, avec des analepses, des rebondissements inattendus, des secrets (et quels secrets ! accrochez-vous 😉), des non-dits qui nous tiennent en haleine d’un bout à l’autre du livre. On y revient vite parce qu’on n’a pas le choix, on veut savoir ce qu’il advient de ces personnages simples auxquels on s’attache fort. J’adore cette façon de les serrer au plus près tout en leur donnant de la hauteur pour que l’on puisse aussi comprendre les grandes lignes de leur vie.

En un très bref résumé, Justine est aide-soignante dans une maison de retraite, elle est jeune, sensible, à l’écoute des personnes âgées qu’elle adore et s’attache particulièrement à l’une d’entre elles, Hélène. Au fur et à mesure du livre, on découvre en parallèle le passé de la vieille dame à l’époque de la seconde guerre mondiale, sa grande histoire d’amour avec Lucien, et l’histoire dramatique de la famille de Justine, qui a perdu ses parents et son oncle dans un accident de voiture lorsqu’elle était enfant.

La plume de Valérie Perrin, légère et sensible, réaliste et poétique, juste, nous embarque complètement.

Une auteure à suivre et un vrai bon moment de lecture que je ne peux que vous recommander !

« Sous le chêne, elle s’arrête d’abord à quelques centimètres de l’oiseau. C’est la mouette. Sa mouette ! Celle qui la suit comme une ombre depuis qu’elle est petite. Celle qu’elle observe dans le ciel, quand elle veut se laver les yeux des phrases qu’elle ne parvient pas à lire. Celle qu’elle dessine avec l’ombre de ses doigts contre le mur de l’atelier. Elle existe vraiment. Elle n’est pas le fruit de son imagination. »

 « Il faut toujours mettre de la vérité dans ses rêves, ou le contraire. »

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