Blog littéraire

Huit battements d’ailes de Laura Trompette

Des sujets tristement d’actualité dans ce livre qui traite essentiellement du confinement et des violences faites aux femmes à travers le destin de huit d’entre elles, victimes ou aidantes, parfois les deux, le tout imprégné d’une sororité forte et de la nécessité vitale de ne pas fermer les yeux sur le malheur d’autrui.

Magali est camionneuse et sillonne l’Europe à bord de son poids lourd qui lui permettra de sortir une jeune congolaise des griffes de ses proxénètes et de l’amener clandestinement jusqu’en Espagne où la jeune femme rejoindra Rafaella, infirmière et membre active d’un groupe de défense du droit des femmes qui accepte de leur tendre la main.

Ida fait partie du même groupe et tente d’aider à distance une femme qui alerte en vain la police sur la violence qu’elle entend chez ses voisins quotidiennement. Elle a peur pour la vie de cette femme qu’elle n’a aperçue qu’une seule fois, le visage tuméfié. Une nuit où le vacarme recommence, elle finira par alerter ses autres voisins, mais ne sera-t-il pas déjà trop tard?

Lucia est une vieille dame italienne de 91 ans isolée qui bataille avec l’informatique pour garder le contact avec ses petits-enfants. Parmi eux, Haley qui doit donner un concert privé en direct le soir même. Atterrée, Lucia découvre que sa petite-fille, chanteuse à succès mondialement connue, révèle dans une chanson inédite avoir été victime d’attouchements à douze ans par un membre de leur famille.

Sahana et Ilando sont quant à eux deux enfants de neuf ans qui se promettent de veiller l’un sur l’autre au fin fond de leur foyer indien confiné et oublié du monde, sauf de Haley qui avait pour projet l’adoption d’Ilando avant l’arrivée du Covid.

L’ensemble est vibrant d’indignation et de compassion et l’intention de l’auteure est claire. Cependant, j’aurais préféré une histoire moins dispersée, centrée sur moins de protagonistes et qui aille plus en profondeur dans l’analyse des personnages et leurs problématiques, j’ai eu souvent l’impression de survoler leur vie plutôt que de vraiment la comprendre, un peu comme dans un reportage finalement. Mais ce n’est que mon avis 😉

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