Blog littéraire

Restons bons amants de Virginie Carton

Restons bons amants par Carton

Un roman tout en pudeur et en finesse sur un thème qui peut sembler éculé mais qui ne l’est pas tant que ça au vu de la manière chaque fois différente et nouvelle dont il est abordé en littérature…

L’auteure explore le déchirement entre un amour passé et présent, ce vertige qui saisit l’héroïne lorsqu’elle retrouve son amant, puis l’abîme qui menace de l’engloutir lorsqu’elle mesure les risques qu’elle prend, tout ce qu’elle met en balance… l’amour de son mari, qu’elle aime toujours, sa vie de famille, ses enfants…

Hélène a vingt-trois ans lorsqu’elle rencontre un homme de vingt ans son aîné, chanteur reconnu avec qui elle débute une liaison passionnée mais sans lendemain. Il n’est pas libre et ne souhaite pas refaire sa vie avec elle. Elle le sait, veut construire un foyer, des enfants… Deux ans plus tard, au gré de leurs éphémères retrouvailles, elle décide de tout arrêter. Elle a vingt-cinq ans et a « envie d’une vraie histoire ».

De jeune femme insatisfaite, Hélène se mue en épouse et mère accomplie, sereine. Jusqu’à ce qu’elle reçoive un jour un message de cet homme surgi de son passé qu’elle avait tant aimé. Passionnément. Leurs échanges sont rares et platoniques, secrets, tendres. Elle n’en parle à personne et prend jalousement soin de ce petit coin de ciel bleu, rien qu’à eux.

Et puis un jour, l’occasion se présente, ou plutôt Hélène la provoque. Et les deux anciens amants se retrouvent, comme si c’était hier. Leurs peaux s’accordent à nouveau parfaitement, ils ne s’étaient jamais oubliés. « Nous étions de fidèles amants » dit-elle. Ils ne parlent pas d’amour entre eux, ils le font et le vivent en tâchant de respecter la vie de l’autre. Sauf que tout ça ne les mène nulle part… Entre errances et absences, Hélène tente de retrouver son mari, de ne plus chercher l’ivresse dans les bras d’un autre, cet autre dont elle ne peut décidément pas se défaire.

Cette histoire qui n’a rien de léger interroge subtilement ce que sont le couple, l’amour et le désir. Quel sens tout ça donne-t-il à la vie ? Jusqu’où peut-on aller sans s’oublier et ne pas sacrifier l’essentiel pour autant ?

« Tu étais un amant fin, distingué. Un amant absolument parfait. »

« À présent, je peux te l’avouer, avec toi, j’ai presque tout appris de la sensualité. Avec toi, j’ai grandi. »

« Tu m’observais. Et moi j’aimais ton regard sur moi plus que tout. Ton regard m’intimidait, tu le savais. Tu en jouais. Tu testais ma résistance. »

« Tu me parlais de jolies choses, de ta vie un peu. Je bénissais l’instant présent, prenais pour miracle que l’on soit toujours dans nos vies, si longtemps après. Tant de gens s’oublient. Nous étions de fidèles amants. »

« J’ai renoncé à toute résistance. Je suis à toi. Je me brûle encore à toi. »

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