Blog littéraire

Les déracinés de Catherine Bardon

Les déracinés

❤ Coup de cœur ❤ pour cette saga qui m’a tout de suite embarquée…

Une écriture sobre pour raconter l’histoire vibrante et bouleversante d’un homme et d’une femme qui se rencontrent dans les années 30 à Vienne, en pleine naissance du mouvement nazi. Ils sont beaux, jeunes, libres, fous amoureux. Et juifs. Pris dans la tourmente de l’histoire, ils découvrent alors la montée d’un antisémitisme insidieux puis une violence croissante qui les pousse à l’exil afin d’éviter le pire.

D’un premier camp en Suisse où leur présence reste tolérée par la communauté internationale alors aveugle à leur détresse, ils erreront ensuite à travers la France, l’Espagne, le Portugal, puis franchiront l’Atlantique en espérant poser leurs valises à New York.

Ils finiront par s’établir en République dominicaine, formant ainsi les premiers colons d’une sorte de kibboutz improvisé financé par une organisation internationale chargée de l’émigration juive. Ils devront alors s’adapter coûte que coûte à leurs nouvelles conditions de vie. Tout est à faire, à inventer sur cette île paradisiaque mais terriblement isolée du reste du monde. D’intellectuels urbains ils devront s’improviser fermiers et reconstruire tous leurs repères, toute leur vie.

Leur courage, les liens qu’ils tissent avec les autres membres de la colonie, la ferveur et la résilience dont ils font preuve imprègnent ce livre magnifique et nous fait voyager à travers le temps et l’espace. J’ai appris énormément de choses sans même m’en rendre compte et je vais de ce pas attaquer le second tome (pour les amateurs, il y en a 4 et le premier fait tout de même plus de 750 pages donc pas de frustration possible !).

« Almah me démontrait chaque jour que l’être humain a une capacité de résilience inouïe, qui lui permet de surmonter toutes les douleurs, quelle que soit leur intensité, et toutes les pertes, aussi irréparables soient-elles. »

« Elle voulait de toutes ses forces que notre exil aboutisse à une nouvelle forme d’enracinement, car sans racines nous ne sommes que des ombres, disait-elle. »

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