Blog littéraire

La chambre des merveilles de Julien Sandrel

La chambre des merveilles par Sandrel

J’ai mis du temps à me décider avant de lire ce livre qui a tant fait parler de lui, essentiellement parce que le sujet me touchait de près en tant que maman ET en tant qu’infirmière puéricultrice, et puis parce que je n’aime pas les feel good pur jus.

Du coup je ne sais pas trop à quoi je m’attendais mais j’ai été touchée, j’ai ri et tremblé, j’ai vibré au rythme des pages et de l’histoire de Louis, cet ado de douze ans terriblement attachant qui se fait percuter par un camion en skate alors qu’il vient de se fâcher avec sa mère. Thelma a la quarantaine, maman solo et carriériste, et lors de cette matinée cauchemardesque elle prend brutalement conscience de ses priorités. À quand remontent les heures où elle a vraiment pris du temps avec son fils, pourquoi ne s’est-elle jamais intéressée au foot qu’elle déteste mais pour lequel Louis se passionne ? Il est trop tard pour les regrets mais pas pour le présent. Et pour le moment, malgré le coma profond, les tuyaux partout et le décompte funèbre des jours avant l’arrêt des soins pour son fils s’il ne se réveille pas, il reste une chose à faire à Thelma.

Elle va réaliser les rêves de Louis. À partir d’un carnet secret trouvé dans sa chambre, le carnet des merveilles, dans lequel le jeune garçon a consigné toutes les choses un peu folles et super fun qu’il souhaiterait accomplir un jour, Thelma décide de vivre les rêves de son fils pour lui, de se filmer en train de les réaliser et de lui faire écouter les vidéos pour tenter d’éveiller ce qui peut l’être au fin fond de sa conscience endormie. Et puis aussi pour tenter de rattraper un peu le temps perdu, même s’il ne se rattrape guère.

Ce sera l’occasion aussi pour elle de se rapprocher de sa mère, soixante-huitarde repentie qui viendra la soutenir dans ce chaos et partager quelques fous rires au milieu du drame, parce que vivre les rêves d’un môme de douze ans quand on en a quarante est loin d’être évident… de situations cocasses en quiproquos loufoques, on se surprend à rire de bon cœur malgré le chagrin qui affleure.

C’est là une grande force du livre, parvenir à nous faire rire malgré tout et ne jamais tomber dans le mélo larmoyant. Tout n’est pas forcément crédible, loin de là 😉 mais peu importe, on passe un si bon moment qu’il aurait été dommage de ne pas le lire, ce joli roman.

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