Blog littéraire 2025, Mes coups de coeurs ❤️

Blizzard de Marie Vingtras

Blizzard – Poche 7,90€*

Un livre saisissant, d’une âpreté qui m’a à la fois surprise et happée, tant par la construction talentueuse de l’ensemble que par l’authenticité de l’écriture.

Il s’agit d’un roman choral, alternant le point de vue de Bess, dont on comprend rapidement qu’elle devait s’occuper d’un enfant qui lui a échappé en plein blizzard donc potentiellement en danger de mort, de Benedict, le père de l’enfant, de Cole, un sale type assez rustre, et de Freeman.

Les protagonistes vivent dans le même coin reculé d’Alaska et doivent faire face à des conditions de vie extrêmes, où la solidarité n’est pas un vain mot. Aussi, quand le petit Thomas disparait dans la tempête, tous se mettent à sa recherche, même les odieux Cole et Clifford.

Tout en affrontant le pire, chacun se livre à une introspection passionnante, au cours de laquelle nous en apprenons un peu plus sur leur passé et leurs motivations profondes.

La tension monte peu à peu à travers des chapitres courts et un rythme parfaitement maîtrisé, jusqu’à atteindre un point d’acmé et une violence qui n’est pas sans rappeler celle des éléments extérieurs. J’ai particulièrement aimé le dévoilement progressif de l’intrigue, les descriptions courtes et percutantes et la finesse de l’analyse psychologique des personnages, de sorte que l’on va de surprise en surprise sans presque s’en rendre compte…

Bref, un coup de coeur pour moi! Âmes sensibles, attention, il y a quelques scènes un peu violentes, mais sinon, régalez-vous, c’est un excellent moment de littérature ! ❤️


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Blog littéraire 2025

La mythomane du Bataclan

Résumé éditeur

« Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, une certaine « Flo Kitty » se rapproche des rescapés. Elle leur parle de son meilleur ami Greg, blessé au Bataclan. Appréciée de tous, « Flo » devient salariée de la principale association de victimes, Life for Paris. Elle pose dans Paris Match, rencontre des élus et organise le retour à Paris des Eagles of Death Metal. Un mystère demeure : pourquoi personne ne peut jamais rencontrer son ami hospitalisé ? Un jour, une survivante découvre que Flo suit un agenda secret et hors-la-loi. La police est prévenue, une contre-infiltration débute. Quelle est l’histoire de cette femme qui, au moment de rejoindre l’association, portait un bracelet électronique à la cheville ?
Alexandre Kauffmann a eu accès à l’enquête et a rencontré les victimes flouées. Il a aussi plongé dans le passé de Flo Kitty, découvrant que son mensonge avait commencé 20 ans plus tôt. »

Mon avis

Je ne me rappelle plus pourquoi j’ai un jour téléchargé ce livre sur ma liseuse… Probablement l’incrédulité face à un tel fait divers, et l’envie de comprendre ce qui peut pousser quelqu’un à mentir à ce point en profitant de la détresse des autres jusqu’à s’en nourrir et finir par se l’approprier.

Après avoir fini ma lecture, je ne sais toujours pas pourquoi cette personne a agi ainsi, mais ce n’est visiblement pas seulement pour l’appât du gain, car elle a réellement noué de vrais liens d’affection avec les autres victimes, elle est entrée dans leur vie tout comme ils sont entrés, ou ont cru entrer, dans la sienne.

J’ai été un peu désarçonnée par la rédaction très factuelle et journalistique de l’ensemble, je m’attendais à une interprétation, ou une justification, même minime, des faits, or il s’agit plutôt d’un compte-rendu extrêmement détaillé, comme un article de journal, à la fois des raisons qui ont poussé Florence M. à faire croire à tout le monde qu’elle était une victime ou proche d’une victime de l’attaque du Bataclan, et des répercussions de tout cela dans sa vie et celle des autres.

Instructif, mais j’avoue que cela m’a laissée sur ma faim…


Blog littéraire 2025

Qu’à jamais j’oublie de Valentin Musso

Résumé éditeur

« Et si votre famille n’était pas celle qu’elle prétendait être ?
Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d’un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu’à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s’enfermer dans un mutisme complet.
Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n’a d’autre choix que de plonger dans le passé d’une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d’Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu’à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question…
L’histoire bouleversante d’une femme décidée à prendre en main son destin.
Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu’à la dernière page.
Avec des succès comme Une vraie famille, Dernier été pour Lisa ou Un autre jour, VALENTIN MUSSO s’est imposé comme l’un des meilleurs auteurs de thriller psychologique de sa génération. Qu’à jamais j’oublie est son neuvième roman. »

Mon avis

Un thriller psychologique dont le rythme un peu lent m’a tout de même donné envie de poursuivre ma lecture pour comprendre l’histoire de Nina, cette femme malmenée par la vie dont le mystère s’éclaircit peu à peu au fil du déroulé de l’intrigue.

Nous suivons la quête de Théo, le fils de Nina, qui s’acharne à démêler les fils du passé de sa mère, dont la jeunesse semble avoir basculé le jour de son internement à l’institut Sainte-Marie, en Suisse, pour des faits obscurs. Les passages relatant la vie des jeunes filles dans les années soixante sont intéressants, tout comme l’analyse du comportement des différents protagonistes. En revanche, la vague romance en filigrane n’amène pas, à mon sens, de profondeur à l’histoire, bien au contraire, j’ai trouvé qu’elle la desservait.

Bref, ce n’est pas un coup de coeur pour moi, mais un moment agréable de lecture tout de même!

Blog littéraire 2025

Les simples de Yannick Grannec

Résumé éditeur

« 1584, en Provence. L’abbaye de Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu et à soulager les douleurs de Ses enfants. Ces religieuses doivent leur indépendance inhabituelle à la faveur d’un roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, sœur Clémence, une herboriste dont certaines préparations de simples sont prisées jusqu’à la Cour.
Le nouvel évêque de Vence, Jean de Solines, compte s’accaparer cette manne financière. Il dépêche deux vicaires dévoués, dont le jeune et sensible Léon, pour
inspecter l’abbaye. À charge pour eux d’y trouver matière à scandale ou, à défaut… d’en provoquer un. Mais l’évêque, vite dépassé par ses propres intrigues, va allumer un brasier dont il est loin d’imaginer l’ampleur.
Il aurait dû savoir que, lorsqu’on lui entrouvre la porte, le diable se sent partout chez lui. Évêque, abbesse, soigneuse, rebouteuse, seigneur ou souillon, chacun garde une petite part au Malin. Et personne, personne n’est jamais aussi simple qu’il y paraît.
« 

Mon avis

Un roman riche et dépaysant, à lire si l’on aime les fictions historiques car le lecteur se retrouve réellement propulsé plusieurs siècles en arrière, y compris dans le langage utilisé, même si l’auteur a adapté l’ensemble pour que son texte reste compréhensible.

L’histoire de ces religieuses est extrêmement documentée et restitue à merveille l’ambiance oppressante de ce couvent de bénédictines qui tentent désespérément de conserver leur indépendance dans un monde où la domination des puissants n’est pas une option, mais une réalité. Entre l’influence des seigneurs d’un côté, du clergé régulier de l’autre, sans parler de rancoeurs plus individuelles, la petite communauté jusque-là préservée se retrouve prise au piège des vélléités des uns et des autres et laisse entrer le loup dans la bergerie…

Certains passages sont poétiques, d’autres abominables (on est tout de même content de vivre au 21ème siècle!), et l’ensemble dresse un portrait acide d’une société qui, loin d’avoir autant évolué qu’on le souhaiterait, présente aujourd’hui encore de troublantes similitudes avec les luttes obscures d’autrefois.

Blog littéraire 2025, Livre reçu dans une box

Imaginer la pluie de Santiago Pajares

Résumé éditeur :

« Il n’a jamais connu que les dunes et le désert, et pour toute compagnie sa mère qui lui raconte un monde détruit par la folie des hommes. Ici point de rose à soigner, point de renard ou d’astéroïde à chérir. La nostalgie n’a pas cours, seul compte ce qui autorise la survie : un appentis pour s’abriter des tempêtes de sable ; quelques palmiers et un puits ; beaucoup de lézards – et de rares légumes.
Consciente que son petit prince devra un jour désirer autre chose, la mère fait de lui le dépositaire de ses souvenirs. Elle lui représente ce qui composait l’existence d’avant : le goût du café fumant, l’arôme des fleurs, la rosée du matin sur les fougères, les notes d’un piano – mais aussi la haine, la cupidité et la guerre. Elle sait qu’un jour il faudra partir, s’arracher à ce lieu familier mais précaire.
À la mort de sa mère, terrassé par le silence, le garçon entreprend un long voyage pour revenir vers les hommes.
Fable exquise sur le désert intérieur de chacun, composé d’épreuves, de solitudes et de mirages, Imaginer la pluie s’attache à l’inventaire de ce qui est réellement indispensable à notre bonheur. »

MON AVIS :

Conte ou dystopie, ce roman singulier m’a au départ désarçonnée, mais une fois le concept assimilé, je l’ai lu hyper rapidement, ce qui est plutôt bon signe!

Livré à lui-même en plein coeur d’un désert aussi aride qu’impitoyable, on a vite envie de savoir si Ionah va s’en sortir, et surtout comment. Quant à la question de déterminer si le fait qu’il rejoigne les hommes et mette fin à sa longue solitude est une bonne chose ou non, je n’ai toujours pas la réponse, même après avoir fini le livre…

À lire si vous êtes curieux d’un autre genre de littérature, et si vous vous posez des questions sur la bonne marche du monde…

Blog littéraire 2025

Un soir d’été de Philippe Besson

Résumé éditeur

« Nous étions six – cinq garçons et une fille – insouciants, frivoles, joyeux, dans un été de tous les possibles. Pourquoi a-t-il fallu que l’un d’entre nous disparaisse ? »

S’inspirant d’une histoire vécue, Philippe Besson retrace un drame de sa jeunesse, survenu dans l’île de Ré, un soir de juillet, au milieu des années 80.

MON AVIS

Petite déception pour moi à la lecture de ce roman, tout comme le dernier du même auteur Paris-Briançon, j’ai trouvé l’ensemble un peu plat, sans relief, peut-être parce que j’avais eu un gros coup de coeur pour Arrête un peu avec tes mensonges, qui m’avait happée, et que je recherche depuis dans l’ensemble de ses livres, mais que je ne retrouve pas…

Il y a une mélancolie, presque une langueur qui s’échappe des pages de ce récit (autobiographique?), propre aux errances de la fin de l’adolescence, et qui est très bien retranscrite, tout comme le charme de l’île de Ré avant qu’elle ne s’embourgeoise, ou les vacances d’été sans fin…

Mais je n’ai pas été embarquée et j’ai attendu en vain un dénouement qui, pour moi, ne s’est jamais vraiment produit.

Comme d’habitude lorsque je suis mitigée, il s’agit d’un ressenti très personnel et ce n’est que mon avis! 🙈

Blog littéraire 2025

Un travail comme un autre de Virginia Reeves

Résumé éditeur :

« On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c’était le charbon, pour Marie, c’est la ferme, pour moi un puissant courant électrique. »
Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie.

MON AVIS :

Un roman américain fort et âpre, qui se déroule en Alabama dans les années 20, lorsque la vie pouvait vous happer et vous broyer pour peu que vous ne rentriez pas tout à fait dans le rang où que vous vous laissiez tenter par des chemins de traverse…

C’est ce qu’a fait Roscoe lorsqu’il a choisi de détourner le flux d’électricité vers sa maison, point de départ d’un engrenage infernal dont il n’allait plus jamais sortir. La prison de Kilby n’est certes pas faite pour les enfants de choeur, mais la dureté de sa femme à son égard ne l’aide pas non plus à supporter la violence de ses conditions de détention. Tout cela sur fond du racisme primaire qui touche de plein fouet son ami Wilson, entraîné malgré lui dans cette descente aux enfers.

Le livre est noir, rude ; même si quelques îlots d’humanité émergent parfois au milieu d’un océan de haine et de rancoeur, on ne peut qu’admirer la force de rédemption de Roscoe et Wilson face à l’adversité.

L’écriture épurée, à l’os, de l’auteure, rend magnifiquement hommage à ces hommes malmenés par l’existence et secoue le lecteur jusqu’à la dernière page.

Un beau moment de littérature.

Blog littéraire 2025

Samouraï de Fabrice Caro

Les livres qui parviennent à me faire pleurer sont rares, ceux qui arrivent à me faire rire aussi, et pourtant, durant la lecture de celui-ci, j’ai eu la banane tout du long!!

Avec une authenticité et un sens de l’humour aussi fin que désopilant, Fabrice Caro parvient à nous attendrir autant que nous amuser sur un quotidien qui révèle nos habitudes, nos travers, nos angoisses les plus loufoques, celles qui surgissent sans prévenir et les associations d’idées farfelues que l’on pense être les seuls à faire… Apparamment, non, et c’est ce qui est formidable dans ce livre, au-delà de sa performance hilarante, tant l’autodérision nous ramène à ce qui nous relie tous les uns aux autres…

Le narrateur, un écrivain dénommé Alan Cuartero, est chargé par ses voisins de surveiller leur piscine durant quinze jours. Son meilleur ami s’est suicidé, sa compagne vient de le quitter pour un universitaire dont le sérieux le complexe, ses amis essaient de le caser tous les soirs ou presque avec leurs copines célibataires, les ventes de ses livres ne décollent pas, et la piscine verdit de jour en jour…

Triste tableau, et pourtant, je vous assure, qu’est-ce qu’on rit!

Blog littéraire 2025

Une vraie mère… ou presque, de Didier Van Cauwelaert

Résumé éditeur

« En trois mois, ma mère a perdu onze points. Elle n’a jamais conduit aussi mal que depuis qu’elle est morte. Il faut dire que j’ai laissé la carte grise à son nom, et j’ai l’excès de vitesse facile. Mais voilà qu’un jour, une lettre de la préfecture la convoque à un stage de récupération de points. C’est alors que Lucie Castagnol, bouillonnante comédienne à la retraite, se jette sur moi avec la ferme intention d’interpréter le rôle de la disparue. »
Irrésistible de drôlerie et d’émotion, l’histoire plus vraie que nature d’un romancier aux prises avec la doublure de sa mère qui, de catastrophes en élans fusionnels, réactive en lui les conflits qu’elle a décidé de résoudre.

MON AVIS

Du pur Cauwelaert, décalé, sensible, drôle, loufoque à souhait !

D’une plume fluide et agréable, l’auteur explore et dézingue les relations d’un fils à sa mère, et de celle-ci avec sa belle-fille, mais aussi le rapport à la mort, le sens de la vie, le regard des autres et la mise en scène dont certains ont besoin dans la leur pour se sentir exister…

Pour ma part, je l’ai lu assez rapidement et facilement, mais il ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable… Vite lu, vite oublié? Ce n’est bien sûr que mon avis 🙈

Blog littéraire 2025, Livre reçu dans une box, Mes coups de coeurs ❤️

Cette nuit qui m’a donné le jour de Frédéric Perrot

Cette nuit qui m’a donné le jour – Poche 7,60€*

Autant le dire tout de suite, c’est un gros coup de coeur pour ce roman qui m’a bouleversée… Je verse rarement des larmes sur un livre, mais la fin de celui-ci m’en a volé quelques unes!

Étienne vient de perdre son père d’une terrible maladie, qui l’a mis à terre bien trop tôt. Les photos, les souvenirs l’assaillent lorsqu’il rejoint sa mère chez eux pour le dernier adieu. Depuis sa plus tendre enfance, le jeune homme n’a jamais douté de l’amour idyllique, presque intimidant, qui unissait ses parents l’un à l’autre ; aussi, lorsqu’il découvre le témoignage que lui destinait son père pour lui révéler son plus grand secret, le monde d’Étienne commence par s’écrouler, pour se révéler finalement plus grand encore qu’il ne l’était auparavant.

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