
Un roman dur et palpitant sur l’esclavage dans la Géorgie d’avant la Guerre de Sécession, couronné par le National Book Award 2016 et le Prix Pulitzer 2017.
Cora, seize ans, décide de s’enfuir de la plantation de coton où elle tente de survivre malgré les innombrables agressions et punitions sans objet dont elle est victime quotidiennement. Sa mère Mabel l’a précédée en l’abandonnant derrière elle ; pour Ridgeway, chasseur d’esclaves renommé qui a déjà laissé échapper Mabel, retrouver la fille de cette dernière est une question d’honneur, presque de vie ou de mort. Sa cruauté n’ayant d’égale que celle du maître de Cora, la vie de celle-ci tient à un fil. Activement recherchée en Caroline du Nord où elle s’établit quelques temps, la jeune fille subira une longue et terrorisante traque avant de fuir plus loin encore, dans l’Indiana.
Tout au long de sa route, elle se heurtera à une haine sauvage, un racisme primaire et bestial qui pousse la plupart des Blancs à lyncher ses semblables sans autre forme de procès.
Le chemin de fer clandestin offre alors une possibilité surprenante, celle de disparaître sous terre pour fuir les lieux les plus dangereux grâce à l’action d’une poignée d’hommes incroyablement courageux. La symbolique est forte, le fond de l’Histoire est vrai : il existait réellement à cette époque un réseau de routes secrètes appelé « Chemin de fer », que l’auteur a eu l’idée ingénieuse de concrétiser dans son roman pour illustrer la puissance de la libération des chaînes de l’esclavage.
Une lecture marquante et nécessaire, qui éclaire et dénonce de façon magistrale la problématique raciale aux États-Unis.