Blog littéraire 2024

Les gens heureux lisent et boivent du café – La vie est facile, ne t’inquiète pas de Agnès Martin-Lugand

Résumé éditeur

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions.
Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.

Résumé éditeur

« Alors que j’étais inconsolable, il m’avait mise sur le chemin du deuil de mon mari. J’avais fini par me sentir libérée de lui aussi. J’étais prête à m’ouvrir aux autres. »
Depuis un an que Diane est rentrée d’Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.
C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.
Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres.
Aura-t-elle le courage d’affronter un autre chemin ?

Mon avis :

Que dire?…. J’ai téléchargé les deux tomes sur ma liseuse en un seul coffret, donc j’ai enchaîné ces deux lectures en espérant y trouver la profondeur que j’espérais… et ce ne fût malheureusement pas le cas.

Le thème d’un double deuil aussi terrible que celui-là (l’héroïne perd son mari et sa fille) n’a pour moi pas forcément sa place dans un roman qui traite plutôt d’une reconstruction après une rupture, pas d’une perte aussi massive que celle-ci, et je n’ai pas aimé non plus les innombrables clichés ou références aux codes de la romance pure, qui, pour moi, n’avaient pas lieu d’être dans un tel cadre.

Mais ce n’est que mon avis 🙈

Blog littéraire 2024

Comment font les gens? de Olivia de Lamberterie

Un roman court et percutant, comme un arrêt sur image de la vie bien remplie d’une femme d’aujourd’hui, un peu comme vous, un peu comme moi, qui nous fait prendre du recul sur ce sentiment d’impuissance que l’on ressent face à une actualité qui nous dépasse, une société devenue folle et narcissique, le temps qui file et emporte nos vieux et le rire de nos enfants…

La plume d’Olivia de Lamberterie, dont j’avais adoré Avec toutes mes sympathies, est vive, enlevée, urgente, comme le quotidien de son héroïne Anna, pressée de toutes parts entre sa mère à l’Alzheimer rebelle qui en fait voir de toutes les couleurs à la directrice de sa maison de retraite, ses filles en pleine adolescence, sa cheffe exigeante et un mari dont la trahison sera d’autant plus intolérable qu’il constituait (presque) le seul élément stable de sa vie…

Les notifications incessantes agressent Anna, les exigences et la médiocrité du monde moderne la consternent, l’absurdité des injonctions paradoxales récurrentes de nos vies la poussent à effectuer un pas de côté et à s’interroger, en compagnie d’amies bienveillantes, sur le sens de tout cela…

En existe-t-il seulement un? Le but n’est-il pas de tenir, tout simplement, de ne pas se renier malgré le courant si fort qui nous emporte dans un tourbillon incessant duquel il devient urgent de s’extraire en… lisant ce livre, par exemple? …

Une parenthèse talentueuse, bienveillante et pleine d’empathie pour les femmes, que je vous recommande fortement ❤️

Blog littéraire 2024, Livre reçu dans une box

Mon petit de Nadège Erika

Résumé éditeur :

Mon petit – Poche 7,70€

Belleville dans les années 90 : chez Grand-Maman dans la cité HLM de la rue Piat, Naëlle porte des robes à col claudine, apprend qu’il faut dire les « intempéries » et non « un temps de merde », va manger chez Madame Ah qui expose des canards sans tête dans son restaurant chinois.
Porte de Montreuil : chez Jeanne, sa mère, infirmière, libre et bohème, abonnée aux huissiers, c’est dîners Banania-biscottes, tourne-disque et les Jackson Five à fond.
Entre les deux, avec ses frères et sœurs, Naëlle fait la navette, grandit, pose des questions qui restent sans réponse, rencontre des hommes jamais comme il faut, tombe amoureuse de Gustave, de ses yeux verts et de ses nouvelles Nike.
Les éclats de rire, l’amour des femmes et leur silence sont toujours là. Le drame fait comme s’il attendait son heure…

Mon avis

Un livre original et poignant, qui m’a été proposé par la box littéraire Kube, et qui a bien rempli sa mission, à savoir me faire découvrir des pépites que je n’irais pas forcément dénicher moi-même 😉

Le quartier de Belleville est un élément central de ce roman doux-amer, tendre et tragique, qui s’attache aux pas de Naëlle, depuis son enfance à demi-préservée du chaos grâce à sa Grand-Maman à la fois décalée et terriblement rassurante, jusqu’à sa vie de jeune femme abimée par un drame que je n’avais pas vu venir.

L’écriture est fluide et tonique, sans artifices, et vous embarque au coeur d’une réalité parfois difficilement soutenable, mais qui donne la force de l’authenticité à ce récit qui sent le vécu.

Blog littéraire 2024

Coeur du Sahel de Djaïli Amadou Amal

Résumé éditeur :

Faydé vit dans les montagnes dans l’extrême-nord du Cameroun. Pour que sa mère, ses frères et sa sœur ne soient pas dans le besoin, son beau-père ayant disparu au cours d’une razzia de Boko Haram, la jeune adolescente décide de partir à Maroua, la ville la plus proche, où elle sera domestique. Comme ses comparses, elle devra se faire à sa nouvelle vie, citadine et difficile pour les filles. Mépris de classe, mauvais traitements, viols… Comment Faydé parviendra-t-elle à se frayer son chemin dans un environnement, où son destin semble tracé à l’avance ?
Djaïli Amadou Amal signe, avec Cœur du Sahel, un nouveau roman sur la condition de la femme dans le Sahel à travers la vie non plus des « Impatientes » mais de leurs domestiques, marquant encore plus son engagement contre les injustices faites aux femmes.

Mon avis :

J’avais beaucoup aimé Les Impatientes de la même auteure, et j’ai retrouvé avec plaisir les grandes lignes qu’elle défend, à savoir le droit de chaque être humain au respect et à la dignité.

L’histoire de Faydé, jeune fille intelligente obligée de se faire embaucher comme domestique par une maison où les moeurs semblent sortis du siècle dernier – et encore -, est emblématique des injustices faites aux femmes issues de classes sociales défavorisées et d’ethnies différentes. C’est la double peine. Aussi, lorsqu’elle s’éprend de Boukar, qui fait partie de la famille de ses employeurs, Faydé ne s’attend pas à ce qu’il la remarque, encore moins à ce qu’il s’éprenne d’elle, étant donné qu’il doit épouser sous peu une jeune femme du même milieu que lui. Mais Boukar perçoit chez Faydé une intelligence qui le charme, lui le professeur, et ne s’arrête pas à leur différence de statut social, ce qui heurtera profondément ses semblables.

Patriarcat, polygamie, esclavage moderne, terrorisme… Les thèmes abordés sont forts et nombreux, à tel point que j’ai été parfois désarçonnée par le style d’écriture un peu naïve pour aborder de tels sujets, mais l’ensemble reste une lecture touchante qui nous rappelle à quel point il convient de se battre encore pour que le monde progresse.

Blog littéraire 2024

Ton frère de Minh Tran Huy

Un ouvrage pudique et tendre adressé par l’auteure sous forme de longue lettre à Serge, son fils cadet, pour lui dire l’amour blessé d’une mère face au handicap de son enfant.

Paul, dix ans, est atteint d’autisme sévère. Il n’a aucune autonomie, se met régulièrement en danger, dérange ses semblables par ses cris et son comportement agité, épuise ses parents jour et nuit, sans aucun répit … Serge a trois ans, il est la joie de vivre incarnée et a déjà réalisé bien plus d’acquisitions que son frère, dont l’âge mental restera coincé pour toujours aux alentours de dix-huit mois.

Ce récit authentique et fort se lit presque d’une traite. Alternant entre l’histoire de ses origines asiatiques, son couple, sa carrière, et l’arrivée de cet enfant qui a bouleversé tous ses repères, tout son univers, cette écrivaine et critique littéraire ne craint pas de livrer autant l’amour puissant qu’elle ressent pour ses enfants, que ses difficultés à accepter le handicap de Paul, dit Polo. Elle aborde sans tabous les lacunes du système français face au grand handicap, le regard sans pitié de la société qui peut juger « monstrueux » les enfants comme le sien, les voisins antipathiques, le regret de ne pas pouvoir mener une vie comme tout le monde… et tout simplement, le défi immense que représente l’acceptation de cette cette maternité hors-normes.

L’ensemble est extrêmement bien écrit, touchant, fort, sans complaisance et pourtant porteur d’une grande force de résilience. Cette famille durement touchée surmonte et sublime ses difficultés tous les jours, et apprend à cheminer vers toujours plus de lumière.

Une très belle lecture que je vous recommande fortement ❤️

Blog littéraire 2024, Livre reçu dans une box

Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman

Un brin déroutant, ce livre original et très touchant m’a bien plus interpellée que je ne l’aurais cru au départ…

Eleanor Oliphant est une jeune femme trentenaire solitaire et atypique, enfermée dans des routines rassurantes que viennent à peine troubler les micro événements de sa vie quotidienne. Comptable dans une agence de design, régulièrement moquée par ses collègues, elle trace une route singulière, ponctuée de réflexions désopilantes sur ses semblables, de soirées et de week-ends en solo en compagnie d’une bouteille de vodka, mais aussi d’appels hebdomadaires à maman, que l’on perçoit rapidement comme une personne menaçante au sein de son univers restreint.

Et puis… Eleanor fait la connaissance de Raymond, du service informatique, qui ne semble pas se formaliser du décalage de la jeune femme avec le monde, ni de son habitude de dire ce qu’elle pense au moment où elle le pense, sans filtre ni respect des codes sociaux dont elle semble dépourvue, un peu à la manière des personnes Asperger. Un lien assez unique se forme entre eux, et le lecteur au départ désarçonné par ce personnage un peu loufoque finit par s’y attacher drôlement, d’autant plus qu’au fur et à mesure de l’avancée du récit il en apprend de plus en plus sur le destin dramatique d’Eleanor et comprend de mieux en mieux ses réactions, ses petites manies, et tous les mécanismes de défense qu’elle a élaborés au fil des années pour mieux se protéger de l’indicible.

Bref, une petite pépite littéraire qui m’a finalement beaucoup plu!

Blog littéraire 2024

Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Résumé éditeur :

Septembre 1939: Varsovie est écrasée sous les bombes allemandes. Avant d’être réduite au silence, la radio nationale réalise sa dernière émission.
Les accords du « Nocturne en ut dièse mineur » de Chopin s’élèvent. L’interprète s’appelle Wladyslaw Szpilman. Il est juif. Pour lui, c’est une longue nuit qui commence …
Quand, gelé et affamé, errant de cachette en cachette, il est à un pouce de la mort, apparaît le plus improbable des sauveteurs : un officier allemand, un Juste nommé Wilm Hosenfeld. Hanté par l’atrocité des crimes de son peuple, il protégera et sauvera le pianiste.
Après avoir été directeur de la radio nationale polonaise, Wladyslaw Szpilman a eu une carrière internationale de compositeur et de pianiste. Il est mort à Varsovie en juillet 2000. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que l’on redécouvre enfin ce texte étrangement distancié, à la fois sobre et émouvant.

Mon avis :

Ce récit éprouvant, dur et poignant, raconte l’histoire du ghetto de Varsovie à travers celle d’un jeune pianiste qui tente de survivre à l’horreur auprès des siens. Jour après jour, nuit après nuit, la menace se densifie, l’étau se resserre autour d’eux, jusqu’à un funeste matin où ses proches sont déportés vers les camps de concentration dont ils ne reviendront jamais. Lui échappe de peu à son destin, tout comme les innombrables fois où la mort rôde à ses côtés pour finalement l’épargner. Il mène une lutte quotidienne et sans pitié, et semble-t-il sans fin, pour simplement survivre à l’enfer.

Malgré cela, alors qu’il est prêt à se donner la mort pour échapper aux griffes des nazis au milieu des ruines, Szpilman rencontre un officier allemand qui, au lieu de le dénoncer, met tout en œuvre pour lui sauver la vie. L’aide providentielle de cet homme qui semble être l’un des rares encore doué d’humanité au sein de l’abomination, lui permettra de sortir vivant des atrocités dont il a été le témoin.

Un témoignage sobre, digne, révoltant. Mais nécessaire.

Blog littéraire 2024, Livre reçu dans une box, Mes coups de coeurs ❤️

Mille petits riens de Jodi Picoult

Mille petits riens – Poche 11,30€*

❤️ Coup de cœur pour ce roman choral sur les problématiques américaines du racisme, qu’il est impossible de lâcher avant la toute dernière ligne ❤️

Ruth Jefferson est infirmière spécialisée en obstétrique. Compétente et dévouée, elle travaille depuis vingt ans au sein de la même maternité et élève seule son fils de dix-sept ans, son mari étant décédé en Afghanistan. Élevée au sein d’un foyer modeste, elle refuse de se laisser conditionner par la couleur de sa peau et lutte depuis toujours pour la reconnaissance de la valeur de sa famille et la sienne propre. Elle a obtenu son diplôme à l’université de Yale, son propre fils est le premier de sa classe et promis à de brillantes études, et ils résident au sein d’un quartier blanc aisé afin de garantir à ce dernier les meilleures chances d’inclusion possibles.

Lire la suite « Mille petits riens de Jodi Picoult »
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Dernier été pour Lisa de Valentin Musso

Résumé éditeur

« Le meurtre trouble d’une lycéenne, l’enquête de son meilleur ami : Bienvenue à Black Oak, paisible bourgade américaine, où la jeune Lisa a passé son dernier été. Un thriller vraiment très noir, signé Valentin Musso.
On les appelle  » les Inséparables  » : Lisa, Nick et Ethan, trois adolescents qui grandissent ensemble près du lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. À la fin de l’été 2004, leur paisible existence vole en éclats : Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie.
Douze ans plus tard, installé à New York, Nick est devenu un écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas près de le laisser en paix : contre toute attente, Ethan vient d’être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l’hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour innocenter définitivement son ami et parvenir à se reconstruire, il n’aura d’autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier.
Avec ce nouveau thriller d’une redoutable efficacité, Valentin Musso nous entraîne au cœur d’une petite ville américaine en apparence sans histoires, et qui cache bien ses secrets.
« 

MON AVIS

Je ne suis pas experte en thrillers, mais celui-ci m’a semblé plutôt soft tant sur la forme que sur le fond… Bien sûr, le meurtre d’une jeune fille est en soi hyper violent, mais je n’ai pas tremblé ni ressenti de stress particulier en lisant cette histoire essentiellement centrée sur le vécu du narrateur, un écrivain new-yorkais à succès dont le premier roman, qui relate la mort de sa meilleure amie Lisa survenue douze ans auparavant, a fait un tabac.

Au moyen d’allers-retours entre passé et présent, nous cernons peu à peu l’ensemble des protagonistes de cette histoire, les liens qui sous-tendent leurs relations parfois complexes, et nous imaginons un dénouement que, pour ma part, je n’avais absolument pas deviné avant les dernières pages.

L’écriture de Valentin Musso est très classique, assez factuelle, et l’intrigue plutôt bien menée. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi, mais ce fut une lecture tout de même agréable.

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La péninsule aux quatre saisons de Inaba Mayumi

La péninsule aux 24 saisons – Poche 9€

Résumé éditeur :

Dans un paysage de mer et de falaises d’une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d’elle-même et passe des jours heureux d’une grande douceur.
En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l’apprentissage des vingt-quatre saisons d’une année japonaise. A la manière d’un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de fraises des bois, compose des haïkus dans l’attente des lucioles de l’été, sillonne la forêt, attentive aux présences invisibles, et regarde la neige danser.
Dans ce hameau au bord du monde, l’entraide entre voisins prend toute sa valeur, les brassées de pousses de bambou déposées devant sa porte au moment de la récolte, et les visites chaleureuses à l’atelier du miel de son amie Kayoko.
Vingt-quatre saisons, c’est le temps qu’il faut pour une renaissance, pour laisser se déployer un sensuel amour de la vie.

MON AVIS :

Un roman très doux, poétique, au rythme lent et contemplatif…

La quête d’une femme à l’automne de sa vie, qui trouve dans cette péninsule un apaisement très éloigné de son existence jusque-là urbaine et pressée. Elle se contente de peu dans son quotidien épuré, lit à peine, se tient loin des médias et de l’effervescence de sa vie d’avant. Ses préoccupations principales tournent autour de l’observation fine d’une nature changeante, mouvante, dont les couleurs, les êtres, les végétaux, l’enchantent et la rassurent sur la pérennité d’un monde en déclin.

Les relations authentiques qu’elle noue avec ses rares voisins sont simples, dépourvues d’animosité, bienveillantes. L’ennui ne paraît pas faire partie de son vocabulaire, alors que rien d’extraordinaire ne survient dans cette vie réglée sur le rythme ancien des saisons, une tous les quinze jours, pour coller parfaitement au réel d’une nature en constant mouvement.

Une parenthèse lente hors du temps, hors du monde, qui nous donne presque envie d’un retour à la nature… presque…