Blog littéraire 2023, Mes coups de coeurs ❤️

Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour

Son odeur après la pluie – Poche 8,90€*

Je le savais, je le pressentais… ça ne m’arrive pas souvent pourtant, de verser des larmes sur un livre 💖 mais là ! …

Il s’agit d’une ode à l’amour authentique qui peut unir l’humain à l’animal. Avec pudeur et tendresse, l’auteur confie ce que seuls les heureux compagnons d’un chien peuvent connaître, ce lien si particulier qui ne sombre ni dans le sentimentalisme ni dans le comblement d’un manque quelconque. Il est, c’est tout.

Grâce à des mots choisis empreints de poésie mais non dénués d’humour, Cédric Sapin-Defour nous embarque dans l’histoire de sa rencontre avec Ubac, ce bébé Bouvier Bernois qui entre dans sa vie un beau matin et qui bouleversera l’air de rien son rapport au monde. Avec un chien, on peut être seul sans l’être tout à fait. Les balades innombrables qu’ils font ensemble ravivent une sensibilité perdue, une autre façon de considérer la nature. Sans parler de cette présence continue et de l’élan de vie qui en résulte.

C’est pourquoi aussi l’inéluctable fin fait tant de mal. Il y a quelque chose de l’enfance dans ce chagrin entier qui nous envahit à la perte d’un animal, quelque chose de pur et dénué de ressentiments, quelque chose qui renvoie à l’innocence et à la beauté du monde.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été très – très ! – touchée par ce livre magnifique que je conseille à tout le monde, car au-delà des compagnons à quatre pattes, il s’agit de la vie, de l’amour et de la mort, contés avec talent, d’une façon à la fois singulière et universelle.

« Prendre un chien, c’est accueillir un amour immarcescible, on ne se sépare jamais, la vie s’en charge, les déclins sont illusoires et les fins insoutenables. »

« Pour cette réalité et le cran requis à son acceptation, je porte à tout être adoptant un chien de façon loyale une admiration immédiate et définitive. »

« À cette minute précise, ce chien m’a choisi. Numéro douze entre dans ma vie. Avec l’aisance gracieuse des êtres attendus. »

« Nous nous regardons, aimantés, sans cligner, et ce jeu d’enfants où le premier baissant les yeux perd la partie, prétexte à tant d’idylles naissantes, débute pour ne s’achever qu’à la seconde où l’un d’entre nous les fermera pour toujours. Ce chien ne me lâchera jamais de son œil attentif et je sais que par les lucarnes de l’âme, au-delà de voir, il regardait et savait tout de moi dont ce que je m’efforçais à rendre invisible. »

« J’ai essayé avec ramener, démener, malmener. Ça n’a jamais agi. Quand bien même rehaussés du ton de l’escampette, les suffixes ne font pas illusion. Statisme absolu chez mon compagnon. En revanche, parce qu’il y a dedans un bout de promesse, « on va se promener ? » à demi chuchoté et la vie remue jusqu’au tournis. Ce mot est le sien, celui de ses élans. »

« À vivre auprès de lui s’installe cette lente certitude que nos âmes s’alignent jusqu’à se ressembler et l’idée qu’elles se rejoignent n’est pas si répugnante ; ce pas vers l’autre, n’est-ce pas cela une relation ? »

« Qui s’est déjà rendu au cœur d’un chien ? »

« La seule scission du temps dont j’étais déjà conscient est qu’il y avait eu un avant Ubac et désormais Ubac ; l’amour, ça coupe la vie en deux. »

« Nos journées n’étaient que ça, un égayant protocole pointillé d’imprévus. Comment font les gens pour garnir ces minutes d’un nouveau matériau ? »

« Etre heureux ensemble occupait tout mon temps, que vais-je faire de cette masse confisquée ? Nous le savions, c’était écrit, à contaminer infiniment nos existences, le gouffre serait sans fond, mais que fallait-il faire, nous retenir ? Nous cousions nos vies. »

« Si je ne le pouvais pas plus, je n’avais pas tout à fait fini de t’aimer. »

« Dans la nature où nous vivions inséparés d’elle, je t’apercevrai dans les traits d’un autre, dans l’aboiement d’un chiot né aux alentours de mi-juillet, dans le survol de l’aigle ou dans les grincements d’un mélèze. Ton esprit sera là, ta force aussi. »

« C’est irracontable le bonheur, il ne peut s’agir que d’une vacance de la peine. »


* En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises. 

Écrire

Ma saga en version intégrale!

Couverture du roman "Un amour infini", l'intégrale de la trilogie À faire voler nos âmes

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après une petite période test couronnée de succès, je décide de laisser sur Amazon KDP la version intégrale et unique de ma trilogie À faire voler nos âmes, sous le titre 🌟Un amour infini🌟

Magique! Je recommande fortement. Beaucoup de sensibilité au travers de cette belle écriture qui réunit de nombreux personnages très attachants tout au long de leur vie, et qui nous fait réfléchir aussi sur la nôtre. »

Lectrice Amazon, le 4 novembre 2023

Résumé :

Clémence et Julia sont infirmières en pédiatrie. Elles deviennent amies malgré leur tempérament que tout oppose. L’une refuse de s’engager dans une relation sentimentale, tandis que l’autre désespère de devenir un jour maman.
Pourtant, le destin qui a permis à leurs chemins de se croiser leur apprendra qu’au fond, elles ne sont pas si différentes l’une de l’autre. Les épreuves qu’elles traversent feront voler en éclat toutes leurs certitudes et transformeront à jamais leur vision du monde…
Grâce à des rencontres lumineuses et au soutien de leurs proches, elles surmonteront le pire et tenteront de construire, chacune à leur manière, une famille atypique unie par un amour infini.

« Une magnifique saga, à lire absolument ! »

« Difficile de ne pas aimer ce livre quand on est une femme… Une écriture simple et merveilleuse. »

« Quel magnifique livre, tellement bien écrit… Chaque personnage vit des émotions si fortes qu’on n’attend qu’une chose : savoir ce que va être la suite de sa vie et les épreuves sur son chemin… »

« Histoire passionnante et très près du réel. J’ai adoré ce livre. »


portrait de Victoire Sentenac, autrice

Le mot de l’auteure

Mes personnages nous ressemblent, avec leurs failles et leurs imperfections. Certaines épreuves qu’ils traversent les mettent à terre, mais elles vont aussi les transformer profondément et les révéler à eux-mêmes. C’est cette promesse de résilience que je souhaitais faire passer à travers cette saga, qui est littéralement au croisement de mes deux vies professionnelles (écrivaine et infirmière puéricultrice !)


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Montaigne de Stefan Zweig

🌟 Citations choisies 🌟

« Rien ne peut élever ton moi ou le rabaisser si ce n’est toi – même la contrainte extérieure la plus lourde est aisée à dissiper pour qui conserve sa fermeté et sa liberté intérieures. »

« Toute notre gratitude doit aller à ceux qui, en une époque d’inhumanité comme la nôtre, affermissent en nous l’humanité et nous exhortent à ne pas aliéner notre seul bien, ce que nous ne devons surtout pas perdre, à savoir notre moi intime. Seul celui qui reste libre envers et contre tout fait croître et perdurer la liberté sur terre. »

« En cessant de vivre pour le monde extérieur, il entre dans une oisiveté créatrice. C’est dans sa tour que Montaigne devient Montaigne. »

« Ce n’est pas la position sociale, le privilège du sang, du talent qui font la noblesse d’un homme, mais sa capacité de préserver sa personnalité et de vivre sa propre vie. »

« On ne doit pas se laisser entraîner par le sens du devoir, par la passion, par l’ambition au-delà du point où l’on voulait, où l’on veut aller, on doit sans relâche examiner ce que valent les choses et ne pas les surestimer, s’arrêter là où s’arrête le plaisir. Rester en éveil, ne pas s’engager, ne pas devenir esclave, être libre. »

« Montaigne s’est essayé à ce qu’il y a de plus difficile au monde : vivre sa propre vie, être libre et le devenir toujours plus. À présent qu’il a atteint sa cinquantième année, il se croit proche du but. Or il se produit une circonstance singulière : au moment même où il s’est détourné du monde pour se tourner exclusivement vers lui-même, le monde vient le chercher. »

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Ce que je n’ai pas su de Solène Bakowski

✨ Un beau roman qui parle de vie et de mort, de liberté et d’amour…

Hélène, la quarantaine, est institutrice et vit mal le départ de Paul, romancier célèbre avec qui elle vivait un grand amour depuis dix ans. Cela fait plusieurs mois qu’il l’a quittée du jour au lendemain, en lui laissant la plupart de ses affaires et un petit mot sur un bout de table. Depuis, elle n’a aucune nouvelle et s’efforce de dépasser la tristesse et la colère qui se sont emparés d’elle face au vide que Paul a laissé dans son existence. Se serait-elle leurrée sur leur amour depuis le début?

Aussi, lorsque l’éditrice de Paul Chevalier lui annonce par téléphone qu’il vient de décéder dans un accident de voiture, le monde s’écroule pour Hélène. Toutes ses questions demeurent en suspens, et son retour qu’elle continuait d’espérer devient alors définitivement impossible. Lorsque les deux femmes se rendent à l’enterrement de Paul, elles ne s’attendent pas aux révélations qui vont peut à peu émerger sur la vraie vie de ce dernier.

En parallèle, Paul raconte sa version de l’histoire, depuis ses origines modestes et sa découverte de la littérature jusqu’à sa vie d’écrivain à succès. C’est grâce à Rachel, une femme meurtrie par la vie de trente ans son aînée, qu’il a eu accès au monde de l’écriture, alors qu’il avait à peine vingt ans. Leur histoire particulière a en partie forgé l’homme qu’il est devenu et qu’Hélène a aimé.

L’histoire prend alors un tour surprenant et bien moins convenu que ce que le début pouvait laisser penser, lorsque Rachel et Hélène font connaissance et confrontent la puissance de ce qu’elles ont vécu avec Paul. Entre amitié naissante, jalousie, regrets et compassion, se tisse alors une étrange relation qui rend hommage à l’homme qu’elles ont aimé.

L’ensemble est bien écrit, à la fois touchant et réaliste…

Un très beau moment de lecture que je vous conseille fortement! ✨

« L’intensité de l’amour est toujours une affaire solitaire, on n’est jamais sûr d’avoir vécu la même histoire que l’autre. »

« Une rencontre vous donne envie de donner davantage, d’aller plus loin, de rêver plus fort… Les rencontres nous forgent. Nous leur devons notre place au monde. »

« Elle a rappelé qu’un écrivain est immortel, vu qu’il suffit de le lire pour l’entendre nous parler. Que cela tient à une sorte de télépathie, d’esprit à esprit, de cœur à cœur. »

Blog littéraire 2023

Beyrouth-sur-Seine de Sabyl Ghoussoub

À mi-chemin entre quête identitaire et récit initiatique, ce roman tente de nous livrer les secrets d’un exil et d’une guerre sans fin…

Avec beaucoup de tendresse et une pointe d’autodérision, l’auteur de cette biographie, journaliste franco-libanais de 34 ans, entreprend d’enregistrer ses parents afin de tenter de comprendre l’histoire de sa famille, si intimement mêlée à celle d’un pays déchiré par les guerres civiles. Mais il découvre aussi que rien n’est simple et que certains non-dits perdurent.

J’avoue que je me suis sentie comme l’auteur lorsqu’il énonce « La vie de mes parents, c’est comme la guerre au Liban. Plus je m’y plonge, moins j’y comprends quelque chose …/… Trop de dates, d’événements, de trous, de silences, de contradictions… ». 

Certes, j’ai compris cette douce et violente nostalgie de la chaleur et des odeurs d’une terre perdue, l’écartèlement entre deux cultures, la difficulté de devoir s’adapter à un pays qui n’est pas le sien, contraint et forcé par la guerre… mais je me suis aussi un peu égarée dans cette accumulation de personnages et de faits, livrés souvent chapitre après chapitre sans lien évident entre eux, de sorte qu’on ne sait plus si l’on est en 1975 ou en 2015, à Paris ou à Beyrouth, sous un régime pro chrétien ou pro palestinien…

Avis en demi-teinte donc, même si l’ensemble est riche et lève un voile très intéressant sur la question des origines et les identités multiples de la société libanaise.

🏆 Prix Goncourt des Lycéens 2022 🏆

Mon père n’est d’aucun milieu, d’aucun monde. Mon père est un homme seul, dans ce que la solitude a de plus grand. Je l’admire, mon père. Un jour, je deviendrai muet comme lui.

Nouvelles

Recueil de nouvelles – Extrait n°15

CARPE DIEM

Courir sur la plage, à l’aube, accompagné du vol des goélands était un plaisir absolu que rien ne pouvait gâcher, ni la pluie, ni les rafales, mais ce matin, son pied buta contre un objet à demi enseveli dans le sable qui faillit l’envoyer au tapis : une bouteille en verre à l’intérieur de laquelle se trouvait une lettre jaunie. 

Jack se roula en boule, traversé par une douleur aiguë amplifiée par l’effet de surprise. Il jura bruyamment. Ses mains réchauffées par la course emprisonnèrent son orteil meurtri à travers le cuir fin de ses baskets. Il s’efforça de respirer calmement malgré son cœur qui cognait dans ses tempes et dont le rythme lancinant envahissait maintenant la zone blessée.

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Blog littéraire 2023, Livre reçu dans une box

Le cœur cousu de Carole Martinez

Un récit lyrique et fantastique, à mi-chemin entre conte et roman d’initiation…

Soledad est née dans un village du sud de l’Espagne au siècle dernier, et nous conte les aventures de sa mère Frasquita, avec pour point de départ la transmission entre plusieurs générations d’une boîte aux pouvoirs fascinants et inquiétants. Pour Frasquita, ce sont des fils et des aiguilles magiques qui lui permettent de réparer autant les tissus que les âmes, de rattacher les ombres aux vivants, mais qui la propulsent aussi dans un monde où la mort rôde en permanence.

Sorcière ou fée, elle accomplira son devoir sans relâche, transmettant à son tour la mystérieuse boîte à ses filles, qui découvriront l’une après l’autre ce qui sera leur chance ou leur malédiction.

Entre voyage initiatique et combats collectifs, l’auteure relie sans cesse le cœur de son histoire à la condition humaine et à la chair meurtrie des hommes et des femmes, que les dons surnaturels de cette famille étrange ne permettent pas de soustraire à un destin tragique.

C’est une lecture étonnante, un surprenant périple dans le monde de l’art, du vivant, à la croisée d’un monde fantastique et pourtant si réel, qui m’a autant inquiétée qu’intriguée…

À lire si vous êtes curieux et avez envie de découvrir de nouveaux univers!

Une lecture qui m’a été adressée par la box littéraire Kube

Blog littéraire 2023

Set et match! de Liane Moriarty

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Liane Moriarty, qui se lit comme on regarderait une bonne série télé…

Avec un suspense au maximum, l’auteure croque la vie quotidienne comme personne dans un style qui fourmille de détails et nous plonge une fois de plus au cœur des quartiers de banlieues aisées, avec leur lot de mensonges et petites misères sous le vernis des sourires et d’une vie en apparence parfaite, bref on est en plein dans Desperate Housewives!

Joy et Stan Delaney ont tout pour être heureux. Jeunes retraités, ils ont élevé quatre beaux enfants et viennent de céder leur école de tennis, profitant notamment de leur temps libre pour disputer des matchs amicaux en double et continuer à exercer leur passion.

Mais… le jour de la St-Valentin, Joy disparaît en laissant au préalable un message étrange à ses enfants. L’auteure fait alors des allers-retours entre passé et présent pour nous parler de Savannah, une jeune femme perturbée qui avait débarqué chez eux un soir d’automne pour soi-disant échapper à un petit ami violent.

L’ensemble est si bien construit que la chute reste surprenante, et malgré quelques longueurs au milieu de l’histoire, j’ai vraiment bien aimé l’ensemble.

Blog littéraire 2023

Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur

Le livre étonnant d’une femme rabbin, tout en subtilité et tolérance, qui parvient à rendre presque lumineux les thèmes difficiles du deuil et de la mort…

Avec beaucoup d’humilité, de clairvoyance, de sincérité et d’empathie, l’auteure rompue à l’accompagnement des familles endeuillées nous livre ici les coulisses de cérémonies qu’elle a présidées au cimetière, qu’il s’agisse de parfaits inconnus ou de célébrités telles que Simone Veil ou Elsa Cayat (la psychologue assassinée de Charlie Hebdo).

À travers ces onze chapitres, Delphine Horvilleur nous livre ses réflexions sur la vie et la mort, ses propres questionnements, qu’elle mesure tant à l’aune des textes sacrés que de théories plus contemporaines sur le processus de deuil ou d’acceptation de sa propre mort.

Qu’il s’agisse de son positionnement ou de celui des autres, elle reste extrêmement bienveillante et tolérante, à l’écoute des doutes et des espérances de tout un chacun.

Ce livre peut se lire tel un conte, un recueil de nouvelles, un essai philosophique accessible à tous, bref si vous avez envie de prendre un peu de recul sur votre vie quotidienne, allez-y 😉

Blog littéraire 2023

La jurée de Claire Jéhanno

Un livre haletant extrêmement bien construit autour d’un procès, et du rôle déterminant du jury populaire désigné d’office.

Anna Zeller a été tirée au sort pour être jurée aux assises. Elle plonge du jour au lendemain dans un monde inconnu, fascinant et effrayant. Comme elle le rappelle très justement, cette situation inédite pend au nez de tous les citoyens, car on ne peut pas se soustraire à cette convocation spéciale.

Le procès auquel elle est convoquée concerne une affaire d’empoisonnement et de meurtre. Un couple de trentenaires criblé de dettes est accusé d’avoir intoxiqué à petit feu une grand-tante, avant de l’étrangler, dans le but de toucher son héritage et sortir de la misère sociale dans laquelle ils s’étaient englués.

En parallèle, Anna doit faire face à la résurgence d’un traumatisme ancien, réveillé malgré elle par sa présence à ce procès. Commence alors pour elle une quête douloureuse, une situation aussi complexe à dénouer que l’issue du procès. Tout l’art de l’auteure nous conduit à penser comme Anna, à comprendre ses doutes, ses hésitations, sans jamais donner d’élément suffisamment décisif pour nous permettre de trancher à sa place.

Remarquablement bien écrit, cet ouvrage entre thriller psychologique et roman policier offre une montée en puissance passionnante, tout en traitant de questions extrêmement pertinentes quand à la notion de libre arbitre, de détermination sociale, d’intime conviction, de l’aléas qui risque d’en découler… renvoyant par là même directement au caractère par essence faillible de l’humain, et donc de la justice.