Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux – Poche 10,30€
Une grande fresque romanesque sur le destin de trois femmes malmenées par l’Histoire, chacune pour des raisons différentes.
À New York, Caroline Ferriday semble mener une existence relativement privilégiée. Issue d’une famille de la haute société, elle consacre tout son temps à faire du bénévolat au consulat de France, et voit sa mission prendre une envergure nouvelle lorsque les menaces de guerre se précisent.
Hitler envahit la Pologne en 1939, et c’est la fin de l’enfance pour Kazia, qui sera envoyée avec sa soeur et sa mère au camp de Ravensbrück, où elles vont vivre l’enfer absolu. Entre courage et résignation, elles n’auront d’autre choix que tout tenter pour rester vivantes, malgré les horreurs que les nazis leur font subir chaque jour.
La troisième, Herta, se trouve du « mauvais côté ». Jeune médecin au service de l’armée allemande, elle voit dans le camp de « rééducation » de Ravensbrück l’occasion d’acquérir une expérience tout en rendant service aux soldats du Reich. Malgré des conflits internes évidents, ses scrupules du début seront vite balayés par ses supérieurs, car Herta refuse de renoncer à sa carrière. C’est sans doute le personnage le plus complexe du livre, et il est dommage de ne pas avoir creusé un peu plus ses ressorts et ses motivations…
Les personnages de Caroline et Herta ont réellement existé, et l’ensemble est bien documenté, ce qui rend cette lecture riche et intéressante, même si de longs passages auraient pu être écourtés.
L’idée de réunir ces trois femmes qui n’avaient au départ aucune raison de se rencontrer donne un beau fil rouge à ce roman qui, s’il ne fait pas partie des meilleurs pour moi sur cette période de l’Histoire, rend hommage à leur force de caractère et fait se côtoyer l’humanité dans toutes ses dimensions. La plus belle, comme la plus atroce.
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