Il s’agit du 4e et dernier tome de la magnifique saga « Les déracinés », dont j’avais réellement adoré le premier.
Ruth, la fille d’Almah, en est la narratrice principale, et la République dominicaine la deuxième héroïne. Pour rappel, Wil et Almah avaient débarqué sur l’île en 1939, après un exil forcé en raison de leurs origines juives. Commença alors l’odyssée de Sosùa, ce village devenu symbole de la reconstruction de toute une communauté malgré les persécutions subies.
Almah est désormais la doyenne, et bientôt l’unique survivante des fondateurs de Sosùa. À travers elle, Ruth revit les événements marquants de leurs cinquante dernières années, et apprend à affronter de nouveaux traumatismes. Attentat des tours jumelles, tremblement de terre, secousses politiques… Mais aussi à titre plus personnel, comme l’accident dont est victime son neveu, ou, de manière inéluctable, le décès de ses proches et l’avancée dans l’âge. Ses trois enfants, Gaya, David et Tomàs, le petit dernier, lui montrent qu’il est possible à tout instant de se renouveler, et de voir la vie autrement lorsque cela s’avère nécessaire.
Les liens familiaux et amicaux sont toujours aussi forts, et l’hommage rendu à cette communauté courageuse et digne, forte et déterminée, reste très beau. Néanmoins, il m’a manqué une petite dimension pour accrocher autant qu’avec les autres tomes (le premier restant inégalé, à mon sens!)… J’aurais aimé un peu moins de narration de faits historiques et un peu plus de ce quotidien qui imprègne les âmes…
Cela reste toutefois une belle lecture et une fin très émouvante.
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