Résumé éditeur :
Belleville dans les années 90 : chez Grand-Maman dans la cité HLM de la rue Piat, Naëlle porte des robes à col claudine, apprend qu’il faut dire les « intempéries » et non « un temps de merde », va manger chez Madame Ah qui expose des canards sans tête dans son restaurant chinois.
Porte de Montreuil : chez Jeanne, sa mère, infirmière, libre et bohème, abonnée aux huissiers, c’est dîners Banania-biscottes, tourne-disque et les Jackson Five à fond.
Entre les deux, avec ses frères et sœurs, Naëlle fait la navette, grandit, pose des questions qui restent sans réponse, rencontre des hommes jamais comme il faut, tombe amoureuse de Gustave, de ses yeux verts et de ses nouvelles Nike.
Les éclats de rire, l’amour des femmes et leur silence sont toujours là. Le drame fait comme s’il attendait son heure…
Mon avis
Un livre original et poignant, qui m’a été proposé par la box littéraire Kube, et qui a bien rempli sa mission, à savoir me faire découvrir des pépites que je n’irais pas forcément dénicher moi-même 😉
Le quartier de Belleville est un élément central de ce roman doux-amer, tendre et tragique, qui s’attache aux pas de Naëlle, depuis son enfance à demi-préservée du chaos grâce à sa Grand-Maman à la fois décalée et terriblement rassurante, jusqu’à sa vie de jeune femme abimée par un drame que je n’avais pas vu venir.
L’écriture est fluide et tonique, sans artifices, et vous embarque au coeur d’une réalité parfois difficilement soutenable, mais qui donne la force de l’authenticité à ce récit qui sent le vécu.
