Blog littéraire 2024

Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Résumé éditeur :

Septembre 1939: Varsovie est écrasée sous les bombes allemandes. Avant d’être réduite au silence, la radio nationale réalise sa dernière émission.
Les accords du « Nocturne en ut dièse mineur » de Chopin s’élèvent. L’interprète s’appelle Wladyslaw Szpilman. Il est juif. Pour lui, c’est une longue nuit qui commence …
Quand, gelé et affamé, errant de cachette en cachette, il est à un pouce de la mort, apparaît le plus improbable des sauveteurs : un officier allemand, un Juste nommé Wilm Hosenfeld. Hanté par l’atrocité des crimes de son peuple, il protégera et sauvera le pianiste.
Après avoir été directeur de la radio nationale polonaise, Wladyslaw Szpilman a eu une carrière internationale de compositeur et de pianiste. Il est mort à Varsovie en juillet 2000. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que l’on redécouvre enfin ce texte étrangement distancié, à la fois sobre et émouvant.

Mon avis :

Ce récit éprouvant, dur et poignant, raconte l’histoire du ghetto de Varsovie à travers celle d’un jeune pianiste qui tente de survivre à l’horreur auprès des siens. Jour après jour, nuit après nuit, la menace se densifie, l’étau se resserre autour d’eux, jusqu’à un funeste matin où ses proches sont déportés vers les camps de concentration dont ils ne reviendront jamais. Lui échappe de peu à son destin, tout comme les innombrables fois où la mort rôde à ses côtés pour finalement l’épargner. Il mène une lutte quotidienne et sans pitié, et semble-t-il sans fin, pour simplement survivre à l’enfer.

Malgré cela, alors qu’il est prêt à se donner la mort pour échapper aux griffes des nazis au milieu des ruines, Szpilman rencontre un officier allemand qui, au lieu de le dénoncer, met tout en œuvre pour lui sauver la vie. L’aide providentielle de cet homme qui semble être l’un des rares encore doué d’humanité au sein de l’abomination, lui permettra de sortir vivant des atrocités dont il a été le témoin.

Un témoignage sobre, digne, révoltant. Mais nécessaire.

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