Blog littéraire 2024

La péninsule aux quatre saisons de Inaba Mayumi

La péninsule aux 24 saisons – Poche 9€

Résumé éditeur :

Dans un paysage de mer et de falaises d’une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d’elle-même et passe des jours heureux d’une grande douceur.
En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l’apprentissage des vingt-quatre saisons d’une année japonaise. A la manière d’un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de fraises des bois, compose des haïkus dans l’attente des lucioles de l’été, sillonne la forêt, attentive aux présences invisibles, et regarde la neige danser.
Dans ce hameau au bord du monde, l’entraide entre voisins prend toute sa valeur, les brassées de pousses de bambou déposées devant sa porte au moment de la récolte, et les visites chaleureuses à l’atelier du miel de son amie Kayoko.
Vingt-quatre saisons, c’est le temps qu’il faut pour une renaissance, pour laisser se déployer un sensuel amour de la vie.

MON AVIS :

Un roman très doux, poétique, au rythme lent et contemplatif…

La quête d’une femme à l’automne de sa vie, qui trouve dans cette péninsule un apaisement très éloigné de son existence jusque-là urbaine et pressée. Elle se contente de peu dans son quotidien épuré, lit à peine, se tient loin des médias et de l’effervescence de sa vie d’avant. Ses préoccupations principales tournent autour de l’observation fine d’une nature changeante, mouvante, dont les couleurs, les êtres, les végétaux, l’enchantent et la rassurent sur la pérennité d’un monde en déclin.

Les relations authentiques qu’elle noue avec ses rares voisins sont simples, dépourvues d’animosité, bienveillantes. L’ennui ne paraît pas faire partie de son vocabulaire, alors que rien d’extraordinaire ne survient dans cette vie réglée sur le rythme ancien des saisons, une tous les quinze jours, pour coller parfaitement au réel d’une nature en constant mouvement.

Une parenthèse lente hors du temps, hors du monde, qui nous donne presque envie d’un retour à la nature… presque…

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