Blog littéraire 2024

Là où le bonheur s’est envolé de Lisa Jewell

Un roman à l’atmosphère étrange, oppressante, centré sur les dysfonctionnements d’une famille ordinaire, qui ne l’est pas tant que ça…

Lorelei est une femme, à mon sens, prodigieusement agaçante! Elle est présentée au début du livre comme une mère de quatre enfants solaire et joyeuse, qui procure à sa progéniture un quotidien lumineux, mais sa façon de positiver le moindre petit événement de leur vie m’a surtout parue insupportable 🙄 et puis cette obsession pour Pâques et la chasse aux œufs…

C’est néanmoins à partir d’elle que naîtront la plupart des graves problèmes de cette famille, en raison de sa maladie mentale qui consiste à accumuler compulsivement les objets sans parvenir à se séparer du moindre bout de ficelle, le syndrome de Diogène. Au départ invisible, ou alors assimilé à une fantaisie de plus chez cette mère joyeuse en toutes circonstances, sa pathologie prendra de plus en plus de place au fil des années, s’aggravant même à chaque événement difficile.

Ce livre est assez long, car nous suivons la famille Bird sur plusieurs décennies, et j’avoue m’être demandé à plusieurs reprises où l’auteur souhaitait nous emmener. La survenue d’un drame lors d’un énième dimanche de Pâques marquera certes un tournant dans l’histoire, mais ne sera pas le seul fait qui mènera les membres de cette famille au bord de la rupture. Chacun porte son lot de traumatismes, de non-dits, d’errance, de souffrance et de culpabilité…

Je reste donc mitigée sur cette lecture, j’ai l’impression d’avoir beaucoup attendu qu’il se passe quelque chose, pour finalement me dire « tout ça pour ça »…

Mais ce n’est que mon avis 🙈

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