
Un livre fait pour les infirmières puéricultrices! Celles de néonat tout particulièrement 😉
Le destin de deux femmes sensibles et engagées s’entrecroisent dans ce joli roman tout en pudeur et en délicatesse : celui de Thérèse Papillon, infirmière que l’on découvre dans les années vingt, lorsqu’elle cherche désespérément un moyen de subvenir aux besoins des enfants dénutris après les ravages de la première guerre mondiale, et celui de Gabrielle, infirmière puéricultrice en néonat de nos jours qui prend en charge la vie des grands prématurés, que l’on réanime actuellement dès vingt-cinq semaines de gestation.
Leur point commun? À la fois la mère de Gabrielle, et l’amour des enfants, le respect de la vie et un désir d’humanité qui les pousse à combattre leur impuissance face à la détresse inacceptable des petits, voire des tout-petits, ceux dont la vulnérabilité les expose à toutes sortes de dangers, même les plus invisibles.
C’est ainsi que Mlle Papillon se démène pour préserver « ses » enfants de la violence du monde, et que Gabrielle découvre les vertus du Nidcap, autrement dit les soins de confort spécifiquement pensés pour respecter la sensibilité extrême et éviter au maximum la douleur muette des grands prématurés que tout agresse.
J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a directement renvoyée à ma pratique professionnelle, mais également à toutes les fragilités, les failles cachées qui peuvent faire de nous des êtres meilleurs, pour qui l’humain reste définitivement au premier plan.
Un bel hommage!