
Une biographie intéressante, sans plus.
L’auteure est la cousine de l’actrice décédée Maria Schneider, et ce récit à mi-chemin entre la biographie de cette dernière et l’autobiographie, puisque l’on découvre son histoire à travers le prisme de celle de l’auteure, m’a laissée une impression en demi-teinte.
Certes, on ressent la puissante fascination que Maria exerçait sur sa cousine plus jeune, à cause des paillettes du monde du cinéma, de son côté fantasque et rebelle, son fort caractère et son destin tragique… Mais pas seulement. Ce récit démontre aussi un fort besoin d’expliquer, de rétablir une certaine vérité, depuis le scandale en 1972 de cette malheureusement célèbre scène du film « Le dernier Tango à Paris », dans lequel Bertolucci a forcé Maria Schneider à tourner une scène de viol choquante en la prenant par surprise pour voler sa réaction de stupeur, de colère et son sentiment d’humiliation ; il ne voulait pas qu’elle joue mais qu’elle ressente tout ces sentiments en direct devant la caméra. Marlon Brando s’est prêté au jeu, et ce fût le début de la descente aux enfers pour Maria, entre drogue, alcool et internements successifs.
L’écriture est pudique mais les révélations faites ne le sont pas, et je n’arrive pas à déterminer s’il s’agit d’un réel hommage à titre posthume, ou bien d’un besoin de l’auteure de vider un sac familial sacrément lourd à porter… probablement un mélange des deux!
Mais ce n’est que mon avis 😉