
Un roman parfait pour l’été! D’ailleurs je commence le tome 2, un pavé comme le premier 😉
Pour être tout à fait honnête, en première intention j’ai eu du mal à accrocher. Je trouvais les personnages trop stéréotypés, les situations caricaturales, le langage gouailleur exagéré, bref… tout cela manquait un peu de finesse à mon goût!
Et puis la longueur de l’histoire aidant, j’ai fini par m’attacher à tous ces personnages hauts en couleur, notamment celui de Joséphine, la quarantaine effacée et humble qui en début de roman se fait quitter par son mari pour une autre, et régulièrement marcher sur les pieds par tout son entourage… Quel plaisir de la voir évoluer, s’affirmer et découvrir son talent lorsqu’elle écrit un livre sur le Moyen âge, dont elle est spécialiste, pour le compte de sa sœur Iris.
Toutes les bonnes fées semblent s’être penchées sur le berceau de cette dernière lorsqu’elles étaient petites… Iris est plus jolie, plus brillante, plus intéressante que Joséphine; elle a fait un beau mariage après une carrière artistique hollywoodienne interrompue assez jeune, et fréquente le gratin parisien à qui elle rêve d’en mettre plein la vue. C’est ce qu’elle fera en se faisant passer pour l’auteure du livre écrit par Joséphine, à qui elle remettra tous les droits d’auteur en compensation, elle qui n’a pas besoin d’argent : la gloire pour l’une, les espèces sonnantes et trébuchantes pour l’autre…
Mais tout le subterfuge repose sur un équilibre fragile, et la naïveté touchante de Joséphine ne viendra rien arranger face au désir sans fin de reconnaissance d’Iris.
Bref, une lecture jubilatoire et sans prétention, qui croque avec allégresse les petits et grands travers des humains, lesquels doivent prendre garde de ne pas se faire croquer à leur tour par les crocodiles aux yeux jaunes qui rôdent parfois là où on les attend le moins …